🍇 C’est au pied de ses vignes que Laurent Liébart nous a accueillis pour cette nouvelle Vigne Bio Ouverte. Converti à l’agriculture biologique, il explique que cette transition a été motivée par les enjeux liés à la qualité de l’eau 💧, thématique d’actualité pour les collectivités. De nombreux captages en France présentent des teneurs élevées en métabolites issus d’herbicides interdits, entraînant des traitements de potabilisation plus complexes et coûteux.
🌱 En Champagne, Laurent rappelle que la réserve qualitative constitue un véritable « ballon d’oxygène », permettant de compenser une récolte défi citaire et d’accompagner sereinement une conversion en agriculture biologique.
🌍 Il a présenté le terroir de la Vallée de la Marne, marqué par des sols argileux, exigeants et sensibles au gel. Le travail du sol, indispensable pour maîtriser la vigueur, est réalisé en trois étapes : disques émotteurs en mars, charrue hydraulique en avril, puis alternance entre charrue hydraulique et charrue à palpeur 🚜.
💧 La qualité de l’eau est un levier majeur pour optimiser l’effi cacité des traitements : pH, conductivité, oligoéléments… L’objectif est d’obtenir une eau entre pH 5,5 et 6,5. Le lactosérum (petit‑lait) permet d’acidifi er naturellement l’eau. Les données ARS/ANSES offrent des indications précieuses pour adapter les protocoles de préparation de bouillie.
🧪 Timothy Bolander, chercheur américain installé en Champagne, développe une approche de la fertilisation basée sur l’analyse des oligoéléments présents dans la sève. Selon lui : « Ce n’est pas le sol qui nourrit la plante, mais la plante qui nourrit le sol. » Les analyses NovaCrop Control mesurent une vingtaine de paramètres (pH, sucres, potassium, calcium, magnésium…). Le bore, indispensable à la fl oraison, est très peu mobile ; le calcium est souvent défi citaire malgré sa présence dans le sol.
Il souligne aussi qu’en période chaude, ☀️ la vigne peut dégrader ses propres protéines, augmentant l’ammonium dans la sève, ouvrant un champ de recherche sur l’équilibre sucres/protéines et les exsudats racinaires. 🌱
🤖 La VBO s’est conclue par la démonstration du chenillard autonome YV01 (Yanmar), dernière acquisition du domaine. L’engin peut recevoir divers équipements, dont un pulvérisateur classé 2‑3 (Indice Performance Pulvé). 💶 L’investissement est de 128 000 € HT, avec 3 000 € HT/an pour le GPS RTK. Une aide régionale IPAGE, pouvant atteindre 30 000 €, est en cours d’instruction.
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Le robot nécessite la présence d’un observateur pour des raisons réglementaires. Laurent note quelques limites, notamment la détection d’herbes hautes assimilées à des obstacles.
🥂 L’après‑midi s’est terminé par une dégustation sous un majestueux noyer, autour de la cuvée issue des meuniers de la parcelle visitée.
🙏 Merci à Laurent et sa fille pour leur accueil, ainsi qu’à Timothy pour leurs éclairages scientifiques.